Parce que « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal» (Edward A.Murphy), les entreprises doivent prendre la mesure du risque sans pour autant tomber dans la psychose.

Bon nombre des sociétés, pour lesquelles nous intervenons en terme de communication de crise, anticipent la réponse à des situations liées à la sécurité des biens et des personnes. Bien souvent, lorsque nous balayons le spectre des possibles certains points restés dans l’ombre émergent.
Un point qui est rarement envisagé est la sûreté. La différence entre sûreté et sécurité n’est pas dans la sémantique, ce sont deux domaines distincts.
La sécurité prévient les risques d’origines accidentelles (involontaires), la sûreté ce sont les mesures prises pour parer à des actes de malveillance d’origines humaines (volontaires).
Pour tout ce qui touche la sécurité vous devez dérouler des procédures, effectuer des contrôles du matériel et des infrastructures de façon régulière, la sécurité est une somme de choses à respecter et à suivre à la lettre,
En ce qui concerne la sûreté il faut savoir raison garder, la sûreté n’est pas une science exacte, il est impossible d’anticiper tous les événements. Il est important de ne jamais porter de jugements hâtifs et de conserver une certaine réserve afin d’analyser la ou les situations, la sûreté est d’abord une question d’attitude. La communication est aussi importante, qu’elle soit interne et/ou externe, c’est là où une bonne communication prend tout son sens, alors qu’à l’inverse elle peut avoir des effets désastreux. Et puis, il est impératif de ne pas déroger aux procédures établies afin d’arranger tel ou tel service de l’entreprise. La priorité est la sécurité des personnes.
Pour avoir gérer des crises en tant que directeur de la communication d’une compagnie aérienne, je puis affirmer que quelque soit l’activité il faut toujours être toujours disponible. La crise intervient quand on s’y attend le moins.
Ce n’est pas l’événement qui nous force à penser différemment, c’est l’épreuve de l’événement.

Bernard-Xavier Spokojny